
Intelligence et mouvement
Réflexes Archaïques
Le mouvement volontaire et l'intelligence
Pour Maria Montessori, l’enfant pense avec tout son corps. Le mouvement n’est pas simplement une étape du développement physique : il est l’un des chemins par lesquels l’enfant construit son intelligence.
Dès ses premières découvertes, l’enfant apprend en bougeant, en touchant, en manipulant, en expérimentant. Sa main explore, son corps se coordonne, ses sens s’éveillent… et peu à peu, l’expérience devient compréhension.
Pour Montessori, la main est ainsi bien plus qu’un outil pour agir : elle est un véritable instrument de l’intelligence. Lorsqu’un enfant saisit un objet, le déplace, le compare, l’assemble ou répète un geste, il développe à la fois sa motricité, son attention, sa capacité de concentration et sa pensée.
C’est pourquoi l’environnement Montessori offre à l’enfant de nombreuses occasions de bouger librement, d’agir par lui-même et de manipuler concrètement. Le mouvement lui permet de prendre possession de son environnement, de gagner en autonomie et de construire progressivement une pensée plus précise et plus abstraite.
Bouger, expérimenter, recommencer, comprendre…
Et si les difficultés d’apprentissage commençaient par le corps ?
Apprendre ne se résume pas à être attentif, à mémoriser ou à comprendre. Pour apprendre, l’enfant a aussi besoin d’un corps disponible et bien organisé. Dès les premiers mois de la vie, les réflexes archaïques participent à la construction des bases motrices, sensorielles et neurologiques de l’enfant. Ils accompagnent son développement et s’intègrent progressivement au fil de ses expériences et de ses acquisitions.
Chez certains enfants, la persistance de certains réflexes peut être associée à des difficultés de posture, d’équilibre, de coordination, d’attention ou de motricité fine, qui peuvent à leur tour rendre certains apprentissages plus coûteux.
Regarder l’enfant dans sa globalité, c’est aussi s’intéresser à la manière dont il bouge, se tient, ressent et agit.
À travers la rémédiation des réflexes archaïques, Aurélie Collin propose un accompagnement qui prend en compte ces fondations du développement, avec l’objectif d’aider l’enfant à retrouver davantage d’aisance corporelle et de disponibilité pour apprendre.
Diplômée en remédiation des réflexes archaïques, Aurélie COLLIN intervient dans les classes à la rentrée 2026 avec l'accord explicite des parents
Chaque enfant possède son propre chemin de développement.
L'enfant doit passer du mouvement réflexe au mouvement volontaire approprié à la situation.
Parfois, certaines difficultés rencontrées à l’école — manque d’attention, écriture fatigante, maladresse, difficultés de coordination, agitation ou inconfort postural — peuvent amener à s’interroger sur les bases motrices et sensorielles qui soutiennent les apprentissages.
Dans son accompagnement, Aurélie Collin porte une attention particulière aux réflexes archaïques, ces mouvements automatiques qui jouent un rôle dans les premières étapes du développement de l’enfant.
Son approche consiste à observer les réponses motrices de l’enfant et à proposer des exercices corporels adaptés, dans une démarche progressive et individualisée.
Parmi les réflexes particulièrement observés figurent notamment le réflexe tonique asymétrique du cou (RTAC), le réflexe tonique symétrique du cou (RTSC), le réflexe tonique labyrinthique (RTL) et le réflexe de Moro.
L’objectif est de travailler sur les fondations corporelles qui participent à l’équilibre, à la coordination et à l'organisation du mouvement, afin de favoriser chez l’enfant plus d’aisance, de confiance et de disponibilité dans ses activités quotidiennes et ses apprentissages.
Le corps est le premier terrain d’exploration de l’enfant. En prendre soin, c’est lui donner des bases solides pour grandir et apprendre.
